
Two Horses n’est pas un salon de coiffure comme les autres. C’est un espace qui souhaite avant tout votre bien-être et où l’on peut être soi-même sans crainte de jugement. Sara-Isobel Mulder, propriétaire et fondatrice de Two Horses, nous a fait part des motivations derrière la création de ce salon unique devenu un incontournable de la Plaza St-Hubert.
L’équipe de Two Horses se compose de 15 stylistes, ainsi que de deux adorables chiens. Elle offre divers services de coiffure, tels que la coupe, le balayage, la coloration, la permanente, la retouche des racines, et bien plus.
Toutefois, le plus important pour la fondatrice et propriétaire du salon Sara-Isobel Mulder, c’est que les clients puissent se sentir en sécurité. « Je veux qu’ils sentent qu’ils peuvent être eux-mêmes à 100 %, qu’ils peuvent se présenter comme ils le souhaitent, qu’ils soient déguisés en clown ou en pyjama. Je veux que les gens se sentent à l’aise et chez eux », affirme-t-elle.
Elle avance également que le salon est inclusif, amusant, sûr et adapté aux chiens. De plus, Two Horses propose une tarification neutre en matière de genre, qui se base plutôt sur la longueur, la densité ou la santé des cheveux.
« Je sais que c’est une nouveauté pour beaucoup de salons, mais nous sommes neutres depuis notre ouverture en 2013. Tout est basé sur les services. »
Depuis un an, la propriétaire offre des rendez-vous de confidentialité les lundis pour toutes les femmes musulmanes, qu’elles portent le hijab, le niqab ou la burqa.
« Nous avons installé des écrans de confidentialité et nous gardons la porte fermée à clé pour qu’elle soit réservée aux femmes et c’est formidable. »
« Il y a un mois, j’ai reçu deux femmes de New York qui ne peuvent pas se faire coiffer [là-bas]. L’une d’entre elles n’avait jamais eu de coupe de cheveux professionnelle. Elle avait 42 ans. Elle a pleuré, et puis j’ai pleuré à mon tour », se souvient-elle avec émotion.





Le salon inclusif, différent des salons traditionnels, vise à offrir un environnement sécuritaire à tous. C’est en partie à cause de ses propres expériences dans ce milieu que Sara-Isobel a pris la décision de changer les choses.
Après avoir obtenu son diplôme de coiffure au Collège Lasalle en 2004, elle a commencé à travailler dans divers salons pendant quelques années.
« Je détestais vraiment cela […], la façon dont ils étaient gérés, ils avaient une approche très vieille école dans la façon dont les gens étaient payés, dans la façon dont les clients étaient traités. »
« Je pense que beaucoup d’entre nous qui travaillons à Two Horses ont toujours été les outsiders de nos industries et nous nous sommes sentis vraiment mal à l’aise dans beaucoup d’espaces où nous avons travaillé. »
Pour elle, les salons de coiffure traditionnels peuvent être « assez étouffants et un peu coincés, voire conservateur. » Le but ici était de créer un espace où tout le monde se sentirait bienvenu et en sécurité, « un espace qui ressemblerait à votre propre salon où les gens voudraient venir et passer du temps, nos prix sont très justes, nous avons des prix dégressifs, nous faisons beaucoup de travail caritatif et beaucoup de travail bénévole et nous arrivons à faire en sorte que les gens se sentent à l’aise. »
« Ici, tout le monde est sans complexe », résume-t-elle.
Sara-Isobel explique que les bonnes conditions ne concernent pas seulement la clientèle, mais également les membres de l’équipe de Two Horses. « Ici, les stylistes ont la possibilité d’être soit employés, soit indépendants. » Pour elle, il était important que tout le monde soit bien payé, et que tout le monde bénéficie de soins de santé.
« Depuis notre ouverture, le temps plein est de quatre jours par semaine. Je pense que cinq jours, c’est beaucoup trop. Il s’agit d’un secteur où l’épuisement professionnel est endémique », explique celle qui a aussi vécu un burn-out. « Je ne veux pas que quelqu’un passe par là. »
En leur laissant cette indépendance, les stylistes peuvent établir leurs propres horaires et sont même encouragés à poursuivre une carrière en dehors de l’atelier.
« Two Horses a été en quelque sorte une plate-forme d’atterrissage pour les personnes qui sont venues, ont développé leurs clientèles, que ce soit dans le domaine des tatouages, des cheveux ou des ongles, et qui ont ensuite ouvert leur propre boutique. Et c’est assez impressionnant. C’est ce que j’aime dans cet endroit », affirme Sara-Isobel Mulder.
Par ailleurs, « La Plaza tient une place très spéciale dans mon cœur. C’est le seul endroit où l’on peut acheter un godemiché, un télescope et se faire couper les cheveux dans la même rue. »
Elle pense que le quartier est une bonne représentation de Montréal et des gens qui s’affichent sans complexes, « ce qui n’est pas le cas dans beaucoup de villes, les gens ont vraiment leur propre style ici et c’est très inspirant. »
Two Horses est ouvert le lundi de 10h30 à 18h30 pour des rendez-vous de confidentialité, puis du mardi au samedi de 10h30 à 19h pour tout le monde. Pour en découvrir plus sur le salon et consulter les différents tarifs, rendez-vous ici.




